Le karaté est un art martial d'origine japonaise (Okinawa) basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques de karaté regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style de karaté (shotokan, uechi ryu, wado ryu...).
Art martial d'autodéfense se pratiquant sans arme et dans lequel les coups, donnés avec les pieds et les poings, ne sont pas portés. Rapidité, puissance et technique sont essentiels en karaté. Le karatéka attaque certains points vulnérables du corps humain situés au-dessus de la ceinture : le visage, le cou, la poitrine, l'abdomen, le dos. Les coups les plus fréquents sont frappés avec le tranchant de la main, le poing, le pied, souvent en s'accompagnant d'un cri (le kiaï). Le karatéka peut également donner des coups de pied circulaires et sautés, mais doit éviter le corps à corps, typique du jiu-jitsu et du judo. Les combats, qui durent trois minutes, se déroulent sur un carré de huit mètres de côté. Il existe cinq catégories de poids.
Cet art de combat se développa au cours des siècles, tout d'abord à Okinawa, lorsque les chinois occupant les îles Ryu-kyu interdirent aux habitants la possession d'armes, au XVIe siècle, puis plus tard sous l'occupation japonaise. L'origine de cette discipline remonterait aux religieux bouddhistes du Shaolin-si. Les habitants d'Okinawa, qui avaient déjà connaissance des techniques du kempo, recherchaient surtout l'efficacité, en se souciant peu de l'esthétique. Le full contact actuel, aux USA, est semblable à ce karaté des origines. C'est un pratiquant de cet art martial, Funakoshi Gichin (1869-1957), qui est à l'origine du développement du karaté au Japon (important dans les années 1930). Il s'est répandu en Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale et les américains s'en inspirèrent pour la création du full contact. Les premiers championnats du monde de karaté se déroulèrent à Tokyo en 1970, et c'est à cette occasion que fut créé la fédération internationale de karaté (WUKO, World Union of Karaté Organizations). Il y a actuellement plus de 100 000 licenciés en France. Les karatéka seraient environ 15 millions dans le monde entier.
Pour acquérir la maîtrise de ces techniques de karaté en combat, l'enseignement du karaté comporte trois domaines d'étude complémentaires : Le kihon, les katas et le kumite.
Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements de karaté. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de "Kihon-kumite". Le kata de karaté (= "forme") est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, ainsi que la transmission de stratégies. Le dernier domaine est le kumite ou combat de karaté. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes : le combat de karaté peut être prédéfini (kihon-kumité), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumite, sambon kumite...), dit souple (ju kumite), sans contact (kundé kumite) ou libre (jyu kumite). Plusieurs écoles de karaté ou styles différents ont divergé au cours du XXe siècle. Les principales écoles de karaté sont Shotokan-ryu (l’école de karaté de "la maison de Shoto"), Wado-ryu (la Voie de l’Harmonie) et Shito-ryu (style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni).
Le shotokan-ryu ou Karaté Shotokan est une école de karaté, développée à partir de divers arts martiaux par Gichin Funakoshi (1868-1957). L'école Shotokan est l'un des modèles principaux du karaté, les six autres étant le shorin-ryu, le wado-ryu, le shito-ryu, le gojo-ryu, le kyokushin, et le kenpo.
À l'origine, Funakoshi pratiquait les deux écoles qui dominaient (shorei-ryu et shorin-ryu). Après un dur pratique de ces deux formes de karaté, Funakoshi parvint à développer une nouvelle forme de Karaté do, un modèle plus simple, qui combina les idéaux de shorei-ryu et de shorin-ryu. Par la suite, cet art martial a été importé à Okinawa. Au XVe siècle, Okinawa est sous l'autorité chinoise et l'interdiction du port d'armes, poussa les habitants à développer un art de combat à main nue. Le karaté qu'il enseigna à ses étudiants reflète les changements faits de l'art par Anko Itosu, y compris la série de kata de Heian/Pinan. Funakoshi a aussi changé les noms des kata de son programme d'étude, dans un effort de ne rendre les noms « étrangers » d'Okinawa plus agréables au goût du continent japonais plus nationaliste, mais pas seulement les noms, la forme de certains kata diffèrent.
Le shotokan est habituellement divisé en trois parties : le kihon ou « fondements », le kumite, et le kata (formes ou modèles des mouvements). Les techniques de shotokan dans le kihon et les kata sont caractérisées par des positions profondes et longues qui fournissent la stabilité, mouvements puissants et position renforçant les jambes. La force et la puissance sont souvent démontrées au moyen de mouvements plus lents et plus retenus. Les techniques de kumite reflètent ces positions et mouvements à un niveau moins élevé, et sont davantage « libres » et flexibles. Funakoshi à lui même dit que les arts martiaux traditionnels (tels que le sumo, le jiu-jitsu et le kenjutsu) concentre trop leurs formes sur le combat, et il a voulut rentre le shotokan moins axé sur le combat et plus sur la santé, la respiration, la libération d'énergie ainsi que la maîtrise du corps et de l'esprit.
Le kihon représente les techniques de base en karaté shotokan. Il est habituellement pratiqué en se déplaçant et en exécutant une combinaison de techniques. Le kihon est un aspect central du shotokan. Tous les kata sont en effet construits à partir du kihon.
Le combat, est le test de vérité du karaté. Il en est la manifestation la plus évidente. C'est le moment où deux désirs de vaincre, deux esprits et deux corps s'affrontent dans un match où rien n'est fixé d'avance. Tout est permis en combat libre ; les techniques de karaté, bien entendu, mais aussi les feintes, les ruses, le kiaï. C'est le test ultime de l'esprit alerte qui doit rester à la fois calme comme l'eau de la surface d'un étang, mais prête à s'infiltrer dans la moindre ouverture. C'est un des buts philosophiques de cet art martial que de parvenir à maîtriser son esprit dans cet élément. L'esprit doit demeurer concentré, prêt à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration dans le regard de l'adversaire, le changement de distance, l'erreur de «timing», etc. Le combat est l'aboutissement de tous les efforts investis dans la technique au dojo et le test de l'efficacité réelle du karaté. Évidemment, en Shotokan, tous les coups sont contrôlés et réglementés afin de ne pas blesser l'adversaire.
Les katas sont au cœur même de l'histoire du karaté. Ils sont l'héritage que nous lègue les grands maîtres. Chaque kata a un nom. Des noms comme Bassai, Empi, Jion,ou Sochin leurs ont été donnés à travers les siècles. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. Certains des noms japonais ont été crées récemment, mais la plupart sont originaires d’Okinawa et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créés. Dans certains cas l’origine du nom est évidente. Dans d’autres on peut juste essayer de deviner. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont composés les noms ne sont pas connus avec certitude et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.
Wado-ryu (où "la Voie de l’Harmonie) est un style japonais de Karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de jiu-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de Karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, le Wadoryu, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le Karaté shotokan.
Liste des 16 Katas Wado-Ryu
Le Karaté do est connu comme étant un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (une île de l'archipel des Ryukyu, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyushu). En japonais le kanji kara signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, te est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main . On traduit littéralement par "La main vide". Cependant, à l'origine, Karaté était écrit avec des kanjis qui signifient "boxe chinoise". En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du Karaté, Gichin Funakoshi a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour "gommer" l'origine extra japonaise.
Le Karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shotokan, Uechi-ryu, wado-ryu, shito-ryu, goju-ryu…).Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les kata et le kumite.
Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite. Le kata (qui signifie "forme") est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, ainsi que la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit juste au sens spirituel du terme.
Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie "grouper les mains", c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul.
Le kumite est le combat conventionnel du karaté. Le kanji (kumi) signifie "groupe" et le kanji (te) désigne la main, ce qui implique le fait de travailler à deux et non pas de manière isolée. Si l'on compare un budo à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les "applications" (bunkai et entraînements à deux type kumite) sont des mises en pratiques dans le langage courant. Le kumite se pratique à deux partenaires. Les attaques et les blocages peuvent êtres définis ou libres. Le combat libre est appelé ju kumite.
Le combat, est le test de vérité du karaté. Il en est la manifestation la plus évidente. C'est le moment où deux désirs de vaincre, deux esprits et deux corps s'affrontent dans un match où rien n'est fixé d'avance. Tout est permis en combat libre ; les techniques de karaté, bien entendu, mais aussi les feintes, les ruses, le kiaï. C'est le test ultime de l'esprit alerte qui doit rester à la fois calme comme l'eau de la surface d'un étang, mais prête à s'infiltrer dans la moindre ouverture. C'est un des buts philosophiques de cet art martial que de parvenir à maîtriser son esprit dans cet élément. L'esprit doit demeurer concentré, prêt à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration dans le regard de l'adversaire, le changement de distance, l'erreur de «timing», etc. Le combat est l'aboutissement de tous les efforts investis dans la technique au dojo et le test de l'efficacité réelle du karaté.
Évidemment, en Shotokan, tous les coups sont contrôlés et réglementés afin de ne pas blesser l'adversaire. Bien sûr, nous ne sommes pas tous destinés à devenir champions de compétition, mais le kumite doit être pratiqué par tous les karatékas, sinon le karaté se réduit à un exercice vide de sens. Pour accéder au grade de ceinture noire, il faut avoir essayé au moins une fois un affrontement arbitré sur le tatamis,et constater que même si on maîtrise bien toutes les techniques, le combat c'est autre chose...
Il est évident qu'on ne s'improvise pas compétiteur du jour au lendemain. Cela demande une progression bien établie. C'est le rôle des combats conventionnels : ils forment les réflexes du pratiquant, bâtissent son sens de la distance, lui enseignent le «timing», le sens du moment où tout doit se jouer. Les combats aiguisent les réflexes de défenses et de contre-attaque. Ils construisent, peu à peu, l'esprit calme mais alerte qui caractérise un bon karatéka. Les assauts conventionnels (kihon kumite) se pratiquaient déjà à l'époque du To de d'Okinawa et se pratiquent toujours aujourd'hui. Le combat libre (Jiu kumite) et la compétition (shiai; moyen de se tester), par contre, sont des inventions beaucoup plus récentes : ils ne sont apparus qu'aux environs de la seconde guerre mondiale. Ils furent d'ailleurs à l'origine de plusieurs scissions entre les écoles de karaté, et le sont encore, aujourd'hui. Au début
du shiai, deux pratiquants se faisaient face . Tori attaquait avec toute sa puissance, ukete bloquait de la même manière, le vainqueur était celui qui restait "entier". Il n'y avait pas de règles mais l'affrontement se faisait en respectant des coutumes.
Puis dans les années 50, les écoles universitaires Japonaises de karaté créèrent les premières règles de compétition, le système précédent se terminant trop souvent par des blessures. Par la suite avec la Nihon Kohai Karaté(JKA), les combattants ne s'affrontaient qu'après avoir démontré un bon style et une bonne connaissance des katas. Dès lors, on assistait à des combats d'un haut niveau technique, sans protection et avec un contrôle absolu au niveau jodan.
Sanbon kumite est la première introduction au combat, elle permet à la ceinture blanche ou jaune d'apprivoiser le contrôle, la notion de distance, la synchronisation, le centre d'équilibre, la respiration.Il oppose deux partenaires, l'un attaquant et l'autre défendant puis contre-attaquant après la troisième attaque. Elles se pratiquent toutes en zen-kutsu-dachi. Trois attaques à trois niveaux sur trois pas, annoncées. Les trois attaques sont oi zuki jodan, oi zuki chudan, puis un mae geri chudan. Le défendant contre-attaque au dernier mouvement. Les trois attaques se font en avançant, il s'agit de la même attaque au niveau qui a été défini par l'instructeur au préalable ;soit niveau chudan c'est à dire au dessus de l'estomac, soit niveau jodan, c'est à dire au visage. Pour les débutants, les trois attaques / blocages sont réalisées suite au compte du professeur. Par la suite les trois attaques se font sans compte tout en respectant l'attaque et le niveau indiqués par le professeur, il n'y pas d'autres indications que "hajime" pour débuter et "yame" pour stopper.
Ippon kumite est également une forme de base pour les combats. Ippon kumite est sensiblement identique au sanbon kumite sauf que l'attaquant effectue une seule technique en avançant sur un pas et donc la contre-attaque est réalisée par le défenseur après le blocage. L'attaque est faite en partant de la position "zenkutsu-dachi" (fente avant) tandis que le défenseur reste en position "yoï" (attente). Une seule attaque, annoncée. Le défendant bloque, puis contre-attaque. Il en existe plusieurs formes, nous pratiquons surtout oi-zuki judan et chudan, ainsi que mae-geri chudan.
Jiyu-ippon kumite peut être considéré comme une introduction au combat libre mais il s'agit surtout d'un affrontement où l'attaquant n'a qu'une seule chance d'atteindre son adversaire avec l'attaque annoncée; l'attaquant nomme la technique et le niveau jodan ou chudan. Le défenseur doit bloquer en esquivant l'attaque puis contre-attaquer avant la fin du mouvement. Combat sur une seule attaque annoncée. Ici, la position est plus naturelle; on attend et donne l'attaque en fudo-dachi, on ne parle plus de position yoi et zenkutsu-dachi comme lors du ippon-kumite. L'attaque est connue du défendant, mais l'attaquant commence à distraire ukete par des changements de «timing», des fausses attaques, feintes légères afin de rendre sa lancée aussi imprévisible que possible. Ukete, lui, doit demeurer calme et ne réagir qu'à la véritable attaque. Ce genre de combat développe les réflexes, le sens de l'opportunité, de la distance, du «timing», le zanchin, le contrôle.
Le combat libre (jiu-kumite) et la compétition (shiai), par contre, sont des inventions beaucoup plus récentes : ils ne sont apparus qu'aux environs de la Seconde Guerre mondiale. Ils furent d'ailleurs à l'origine de plusieurs scissions entre les écoles de karaté, et le sont encore, aujourd'hui. Gichin Funakoshi n'était pas en accord avec cette forme de pratique. Le jiyu kumite peut être considéré comme le jeu du chat et de la souris où deux adversaires s'affrontent. Dans ce cas, chaque partenaire attaque quand et comme il le souhaite ;une seule attaque, un enchaînement. Le shiai ou combat en assauts libres. C'est à cette occasion que l'on essaie de placer les techniques apprises et préparées plus tôt. On essaie d'élaborer une tactique d'attaque et de défense que l'on perfectionne à cette occasion. Les coups sont appuyés, mais non portés de toutes nos forces. Le but est de travailler la précision et l'efficacité, et non la force brute. Dans un aire de compétition de karaté, les coups sont réglementés. Un arbitre et trois juges évaluent les techniques des compétiteurs. La volonté de remporter la victoire et de tester ses habiletés remplacent la notion de frapper pour se défendre. Les coups en bas de la ceinture sont interdits et le contact au visage doit être contrôlé. Le combat de compétition se pratique, pour le karaté non contact, avec un protecteur buccal, des gants rembourrés, des protège-tibias, une coquille pour les hommes et des protège seins pour les femmes. Toutes les techniques sont permises à la condition d'être contrôlées : atemis, blocages, coup de pieds, coups de poing, balayages, feintes, etc.
En japonais le mot kata a deux sens principaux. À chaque sens correspond un kanji pouvant être employé pour écrire ce mot : "tracer avec le pinceau une ressemblance exacte" ou "forme originale faite en terre". Dans ses deux significations, le mot kata évoque donc l’image d’une forme idéale à reproduire ainsi que la fixation et la transmission de connaissances ayant pour base une gestuelle codifiée.
Le kata se pratique seul ou en groupe. Son étude, dans les arts martiaux comme dans l'art dramatique traditionnel, a pour but le travail de la technique, du kime (puissance)... Les mouvements exécutés dans les katas seuls peuvent ensuite être mis en application avec un partenaire. Ces exercices sont appelés bunkai. Les katas se retrouvent dans d'autres arts martiaux japonais autre que le karaté : le judo, le kendo ou encore aïkido
Au Karaté, le kata représente un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Étant codifié de manière rigoureuse, il s'effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraînement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat. Le but du kata est double : d'une part faire travailler des gestes, postures… dans des situations données, afin d'avoir un apprentissage « au calme » et de faire découvrir des principes fondamentaux du Karaté, comme la gestion des distances, l'attitude et la gestion de l'équilibre (shisei), la coordination des mouvements...
Il existe différents types de katas : "les katas combat", les "katas respiratoires" et les "katas artistiques". "Les katas combat" ont pour objectif le travail de la technique pour pouvoir ensuite l'utiliser en combat. Les "katas respiratoires" mettent en avant le travail sur la respiration. Ils ont pour but de "faire circuler les énergies". Enfin, les "katas artistiques" sont des exécutions de techniques spectaculaires mettant entre autre en avant la souplesse.
Les katas sont au cœur même de l'histoire du karaté. Ils sont l'héritage que nous lègue les grands maîtres. Chaque kata a un nom. Des noms comme Bassai, Empi, Jion,ou Sochin leurs ont été donnés à travers les siècles. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. Certains des noms japonais ont été crées récemment, mais la plupart sont originaires d’Okinawa et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créés. Dans certains cas l’origine du nom est évidente. Dans d’autres on peut juste essayer de deviner. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont composés les noms ne sont pas connus avec certitude et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.
Pour différentes raisons, les créateurs de kata n’ont pas écrit beaucoup de choses sur leur passion pour les arts martiaux et sur les concepts qu’ils voulaient faire passer en les créant. Un certain nombre de kata se sont perdus au cours de l'histoire, lorsqu'un maître ne trouvait pas de successeur convenable, il préférait parfois voir son kata disparaître avec lui-même. Il restait alors seulement le nom de kata dont le contenu demeurait inconnu. Parfois aussi la transmission ne se terminait pas complètement, lorsque le maître mourrait, ou le disciple abandonnait tout simplement sa pratique. Pratiquement aucun écrit n'a pu être retrouvé, car la transmission de la connaissance du savoir de Maître à élèves se faisait de manière orale, de plus à l'époque peu d'entre savaient lire ou écrire. Habituellement, un Maître avait un élève interne (Uchi-Deshi) et un élève externe (Soto-Deschi). Le successeur officiel était le Soto-Deschi, et pourtant celui-ci n'est pas le détenteur de toutes les clés du savoir contenu dans les katas du Maître. Ces secrets étaient détenus par le Uchi-Deshi, d'où une perte de certain enseignements.
L’idée même que vous êtes en train de réaliser une technique qui a été transmise de maître à élève depuis 50 ans et dans certains cas depuis 400 ans, est fascinante et peut apporter de l’humilité. Ces exercices apportent bien plus que de la sueur et de la fatigue au karatéka, ils apportent une impression de perpétuité.
Un kata de karaté se présente comme une suite de mouvements toujours exécutés de la même façon et dans les même direction, ils sont destinés à transmettre les principes originels des différents budos. Les katas sont des exercices codifiés, où on trouvera de 20 à 60 mouvements ou techniques. Selon le degré de difficulté du kata, le karatéka effectue des techniques qui simulent un combat établi selon un cheminement précis contre plusieurs adversaires. Bien sûr, ils sont imaginaires, mais chaque mouvement, chaque technique doit être exécutée avec l'état d'esprit d'un combat réel. Les katas formaient jusqu'à la dernière guerre, avec les assauts conventionnels, la seule forme d'enseignement du karaté, ils contiennent toutes les techniques transmises par les maîtres et en y consacrant du temps, le karatéka peut y découvrir une importante source de progression. Ainsi, certaines techniques du karaté ont été développées dans un contexte bien particulier, par exemple les tobi-geri (coup de pied sautés) étaient utilisés pour désarçonner un Samouraï.
Le développement du karaté et le foisonnement des styles ont provoqué une prolifération des katas où le débutant peut se perdre facilement. Une trentaine cependant sont originaux seulement, les autres seraient des formes dérivées ou des créations nouvelles à partir d'anciens katas. Vous n'avez qu'à assister à une compétition de kata pour constater que le Bassai de Shito-Ryu ressemble au Bassai dai de Shotokan par exemple. C'est, entre autres, le cas des Heian (ou anciennement Pinan : paix et tranquillité) et de Ten no kata, créés par maître Gichin Funakoshi à partir de Kanku et Bassai; ou des Taikyoku, versions simplifiées des Heian créées par son fils Yoshitaka.Tous les katas anciens sont influencés par deux grands courants d'origine de l'Okinawa-te, soit le Shuri-te (Shorin-Ryu) où les mouvements sont longs, rapides et légers, ou le Naha-te (Shorei-Ryu) aux mouvements lents, contractés développant la musculature et la maîtrise de la respiration. Le Tomari-te restera une tendance mineure très proche du Shuri-te. Dans le Shuri-te, on retrouve les Heian, Bassai, Kanku, Empi, Gankaku, Gojushiho, Meikyo, Chinte. Jiin, Wankan. Dans le style Naha-te, on retrouve Hangetsu, Saipa, Sanchin, Sanseru, Kurunfua, Superrinpai, Shiso-shin, Sochin, Jutte, Jion, Tekki.
Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises.
Lors d'une pratique en groupe, les débutants apprennent les nouveaux katas en suivant les gradés. et les gradés améliorent leur exécution des katas. Soit le kata est réalisé tous ensemble de manière à ce que les pratiquants puissent s'investir et apprendre les uns des autres, soit il se fait par ordre de grades de manière à ce que tout le monde puisse approfondir ceux de son niveau.
Shu: L'étape où l'élève apprend à exécuter correctement les techniques en imitant le professeur. C'est la découverte des éléments qui interviennent dans l'exécution d'une technique classique. C'est la correction continuelle de soi pour faire correspondre le plus possible notre technique à celle du professeur. On prend conscience de la respiration, du hikite, de la rotation, de la position et de tous ces éléments qui, juxtaposés, développeront une technique efficace de karaté. Cette étape part de la ceinture blanche et se rend facilement au premier dan (ceinture noire) et même au-delà. Car, en karaté, la ceinture noire n'est que le début de la connaissance de l'art.
Ha: Le karatéka parvient à cette étape aux environs de la ceinture noire, après des années de pratique assidue. C'est un approfondissement de la méthode, une identification avec les gestes qui lui ont été enseignés. Le mouvement est "maîtrisé" et sort spontanément. Le réflexe est forgé, profond, naturel. Le karaté fait maintenant partie intégrante de l'élève. Les éléments divers tels que la respiration, le kime, le hikite s'harmonisent pour donner une technique réussie. Sa forme ne comporte plus d'erreurs majeures, ce qui la rend garante d'une efficacité réelle. Le travail de l'esprit commence aussi à porter fruit : le karaté monte d'un cran et se rapproche parfois de l'art.
Li: Selon les japonais, c'est l'art proprement dit. C'est la maîtrise du karaté, la renaissance, l'éveil de l'individu au-delà de la technique. Le maître a tout assimilé et s'est "trouvé", comme l'artiste. Le karaté s'est personnalisé, le maître a retaillé le karaté à sa dimension propre, en harmonie avec son être profond, son unicité. Des états mentaux de qualité supérieure (quiétude, sérénité) imprègnent souvent l'esprit et l'agir des individus qui atteignent ce niveau. Le long cheminement dans l'effort a mené à une qualité d'être et de conscience qui, à son tour, transparaît dans l'art du maître. C'est l'atteinte de l'équilibre entre l'esprit et le corps, aussi peut-on parfois lire qu'il est question d'illumination, de satori chez certains individus dans la tradition orientale.
Le shito-ryu est une forme de karaté qui fut élaborée par Kenwa Mabuni. Mabuni choisit d'appeler son style shitoryu en l'honneur de ses deux principaux maîtres : Anko Itosu et Kanryo Higashionna. Shito est en effet constitué des deux premiers kanji d'Itosu et de Higashionna. Originaire d'Okinawa, Mabuni ouvrit de nombreux dojos dans les environs d'osaka et à ce jour la majeure partie des pratiquants du shitoryu se situe dans cette région. À ce jour, le shitoryu conserve les influences d'Itosu et de Higashionna : la liste officielle des katas est bien souvent énoncée en précisant ces deux origines.
Les cinq principes du shito-ryu (uke no go gensoku)
Le kimono de Karaté se nomme le Karategi ("habit de karaté" en japonais). C'est un vêtement en deux pièces, un pantalon et une veste, fait dans une toile de coton blanc, très solide (exigence élémentaire pour tout pratiquant de karaté). Le kimono de Karaté est différent du judogi : il est beaucoup plus souple et léger pour privilégier la vitesse des mouvements (et parce qu'il y a peu de saisies du vêtement au Karaté, au contraire du judo). Parler de kimono de karaté est un abus de langage bien que le terme soit fréquemment utilisé pour désigner le karategi. On trouve plusieurs sortes de karategi, selon l'épaisseur de la toile, représentée par un nombre. Ainsi, 400 désigne une toile assez fine, convenant parfaitement pour les débutants au karaté, l'entraînement et le combat. Les pratiquants de karaté plus expérimentés préfèreront une toile plus épaisse, notée 1000, parce qu'elle produit un meilleur effet (la toile "claque" lors de mouvements rapides), en particulier lors des katas. Dragon Bleu, spécialiste de l'achat et de la vente de kimono de Karaté vous propose ici un vaste choix de Karategi. En fonction de votre pratique du karaté, a vous de faire votre choix parmi toutes nos marques (kimono kamikaze, Shureido...)

Kimono Judo | Kimono Karate | Materiel de Boxe | Tenue Aikido | Protections Karaté | Armes en bois |
Boutique arts martiaux | Equipement arts martiaux | Equipement krav maga | Gants de boxe | Hakama aikido | Kimono enfant | Kimono ju jitsu | Kimono judo pas cher | Kimono karate pas cher | Kimono noir | Kimono pas cher | Short mma | Tenue kung fu
Copyright © 2012 - tous droits reservés - www.Budo-Fight.com - CGV - Infos Légales - Sécurité Confidentialité - Livraison - FAQ
Création site marchand avec Soft4one - Nos annuaires