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Meiji Kumemura

L’Aïkido est un art martial particulier puisqu’il est uniquement axé sur la self-défense avec des techniques créées de telle sorte qu’elles permettent de préserver l’intégrité physique de l’adversaire. C’est le principe de non-violence qui prédomine aussi bien sur les tatamis qu’en dehors.

L’aïkido, un art martial de défense

L’Aïkido est un art martial particulier puisqu’il est uniquement axé sur la self-défense avec des techniques créées de telle sorte qu’elles permettent de préserver l’intégrité physique de l’adversaire. C’est le principe de non-violence qui prédomine aussi bien sur les tatamis qu’en dehors.

 

L'origine de l'aikido

L'aïkido est un art martial japonais particulier, son but étant non pas de vaincre son adversaire, mais de le décourager. On doit la création de cette discipline, qui allie corps et esprit, au maître Morihei Ueshiba. Il s’est fortement inspiré des anciens arts de combat et surtout, d’éléments philosophiques de non violence. Pour la pratique de l’Aïkido, il est recommandé de s’investir physiquement et mentalement.

C’est donc un parfait mélange entre techniques physiques, spiritualité et valeurs morales. Le but n’est jamais de faire mal à son adversaire, mais de retourner son énergie contre lui-même afin de désamorcer la situation de conflit. Ce sport de combat, très novateur à son époque, est dépourvu de quelconque forme de compétition. Les aïkidokas apprennent ainsi à se mouvoir au moment opportun et de la manière la plus appropriée à la situation. 

La tenue d'aikido

La tenue d'aïkido se compose de différents éléments simples mais indispensables à la bonne pratique de cette discipline. 

Le keikogi

Le kimono d’aikido, ou keikogi (littéralement “vêtement d’entraînement”), comporte une veste fermée et un pantalon en toile 100 % coton blanc. Le coton est choisi “lourd” pour une bonne saisie, sans risque que le kimono ne se déchire. Il est donc très similaire au judogi, à l’exception des manches qui sont plus courtes pour faciliter la saisie des poignets. 

Le hakama

Lorsque le professeur juge que les élèves ont atteint un niveau suffisant, il les autorise à revêtir le hakama. Héritage des samouraïs, le hakama est un pantalon large comportant 5 plis à l’avant et 2 plis à l’arrière qui représentent les 7 vertus symboliques du budo :  

  • Gi : honneur et justice.
  • Rei : courtoisie et étiquette.
  • Chi : sagesse et intelligence.
  • Shin : sincérité.
  • Chu : loyauté.
  • Koh : piété.
  • Jin : bienveillance et générosité.

Porter le hakama permet aux pratiquants de se plonger totalement dans cette pratique martiale, adoptant ainsi le costume traditionnel de l’aïkido. Cet habit est un symbole important, il doit être de bonne qualité et permettre la fluidité des mouvements.

Il est aussi muni d’un dosseret rigide portant le nom de koshi ita, qui se place au creux des reins. Le hakama traditionnel est uni, de couleur noire et peut parfois être bleu indigo. 

Le obi

La ceinture d’aïkido, appelée « obi », permet de tenir la veste en place. Pour le grade kyu, désignant les débutants et les intermédiaires, c’est une ceinture blanche qui sera de mise. Contrairement au judo ou au karaté, il n’y a pas de ceinture de couleur pour indiquer le niveau en aïkido. Lorsque les pratiquants atteignent une certaine maîtrise qui leur confère le grade de 1er dan, ils sont autorisés à porter une ceinture noire.

Les zooris

L’aïkido est un art martial qui est pratiqué pieds nus. Cependant, pour accéder au tatami, il est requis de porter des zooris. Il s’agit de petites sandales composées d’une semelle en paille de grain de riz ou en jonc et de lanières faites le plus souvent en velours. Vous pouvez les choisir des lanières en Y ou des lanières en X !

Lorsque les pratiquants montent sur le tatami, ils disposent leurs zooris perpendiculairement à ce dernier, pointes vers l’extérieur

Les grades dans l'aikido

Les grades n’ont pas été mis en place en même temps que la création de l'aïkido, car à l’époque, pratiquer un art martial était une nécessité : tout le monde avait donc plus ou moins le même niveau. Une nouvelle fois, c’est à Jigoro Kano, créateur du judo, que l’on doit cette notion de grades, instaurée entre le XIXe et le XXe siècle. 

Il existe deux sortes de grade en aïkido : les « kyu », grades inférieurs et représentés par une ceinture blanche et les « dan », grades supérieurs et représentés par une ceinture noire. Ces grades permettent aux pratiquants de savoir où ils en sont dans leur apprentissage de l’aïkido mais également dans la hiérarchie au sein de leur club. 

Les grades kyu

Les grades kyu sont au nombre de 7 :

  • Le Mukyu (grade des néophytes, il s’agit de la période de familiarisation)
  • Le Rokkyu
  • Le Gokyu
  • Le Yonkyu
  • Le Sankyu
  • Le Nikyu
  • L’Ikkyu

Tout au long de leur apprentissage, les pratiquants seront amenés à être évalués sur leur comportement, leur technique et leur motivation lors d’examens dédiés. Si le niveau requis est atteint, un grade supérieur leur sera attribué. 

Un certain temps est respecté entre deux examens. Cependant, si le pratiquant se montre particulièrement doué ou motivé, il peut accéder plus rapidement à l’examen suivant. Il est important de noter que ces grades n’ont de valeur que pour le club d'aïkido qui les décerne. Cela signifie que l’élève doit éventuellement refaire ses preuves en cas de changement de dojo ou de fédération. 

Le déroulement des examens est propre à chaque enseignant, au sein de son club. Il définit les modalités et sur quelles compétences techniques évaluer chaque élève en fonction des étapes d’apprentissage. Ces modalités sont cependant, pour la plupart, similaires à celles des examens fédéraux qui concernent le passage des dan. Cela s’explique par la volonté de préparer au mieux les pratiquants pour les amener à passer les grades les plus élevés.

Les grades dan

On compte 10 grades pour les dan mais il faut savoir que le 9ème et le 10ème ne sont que très exceptionnellement décernés. Plusieurs années sont nécessaires entre chaque examen. Voici les noms des 8 premiers :

  • Le Shodan
  • Le Nidan
  • Le Sandan
  • Le Yondan
  • Le Godan  
  • Le Rokudan
  • Le Nanadan
  • Le Hachidan 

Les dan ne sont pas considérés comme des récompenses mais plutôt comme la reconnaissance de certaines techniques et qualités morales acquises. En France, leur obtention est déterminée lors d’un examen par un jury. Ce dernier est composé de plusieurs professeurs diplômés d'État, qui doivent ensuite faire valider leur décision par la Commission Nationale Supérieure des Grades

À partir du 5ème dan, l’obtention se joue au cours d’un stage spécifique. L’implication du pratiquant et notamment son engagement au service de l’aïkido deviennent également des critères d’attribution. 

Les armes d’aikido

Lorsque l’on pratique l’aïkido, on peut être amené à étudier le maniement des armes en bois. Il existe 3 sortes d’armes pour cette discipline : le tanto, le jyo (ou jo) et le bokken.

Il existe 4 types d’exercices pour s’entraîner avec ces armes en bois :

  • Le Suburi : exercice réalisé seul, il permet de développer sa maîtrise des armes et sa manière de se déplacer.
  • L’Awase : exercice réalisé avec un partenaire, il permet de travailler l’harmonisation.
  • Le Kata : exercice réalisé seul, il s’agit, comme au karaté, d’enchaînements codifiés.
  • Le Kumijo : exercice réalisé avec un partenaire, il s’agit d’un combat codifié où les deux opposants portent le jo. 
  • Le Kumatachi : même principe que le Kumijo mais les opposants portent le bokken.